Après 3 ans d’attente, 2 semaines de stress (“il faut se préparer !”) et 1 changement d’itinéraire, me voici à la -mondialement connue- gare de Morlaix.
Equipement du guerrier : sac à dos n°1 sur le dos, sac à dos n°2 sur le ventre, ordinateur en bandoulière et valise dans la main droite.
Itinéraire prévisionnel :
2 Septembre : Carantec – Paris (train) , meeting point à Montparnasse avec Julien aka “le chauffeur”, Paris – Reichshoffen (charmante petite ville alsacienne), arrivée en fin d’après midi (voiture) et hébergement prévu grâce au réseau du clan Rafel (comprendre la famille de Julien).
3 Septembre : Reichshoffen – Leipzig avec hébergement au petit bonheur la chance
4 Septembre : Leipzig – Berlin avec arrivée en fin de matinée et recherche immédiate de logement, seul pour Julien, en coloc pour moi.
L’histoire retiendra que ce duo d’aventuriers en quête de découvertes avait tout prévu… Enfin tout sauf l’hébergement, les coincidences, les performances hors norme d’une Clio 2 immatriculée 37 aka “Steffi”, la Funk-Messe berlinoise et la myopie rampante du chauffeur. Récit après coup d’un road trip, un vrai !
Ce qu’il s’est vraiment passé :
Les coincidences ne sont pas toujours mauvaises. Certaines ont même beaucoup de bon, comme le fait d’être placé sur le siège n°52 du TGV, de tourner la tête et de voir que le n°51 est occupé par quelqu’un que l’on connait et qui se dirige vers la même destination. Première surprise donc : un voyage des plus animés avec Adrien aka “Nuttea”, entre bons plans sur la vie à Berlin, évocation de souvenirs de prépa et grands projets “pour quand on y sera”.
Quelques heures plus tard, l’arrivée à Montparnasse se déroule sans souci : meeting avec Julien, un Anelka Burger réparateur et une scission Nuttea / Julien- moi… Tout se présente pour le mieux quand la phrase fatidique est prononcée : “j’ai oublié mes lunettes”… Le duo se lance donc dans une épique traversée de Paris qui mène de Montparnasse au 17e, lieu d’oubli desdites lunettes. Heureusement plus de peur que de mal, le trajet se fait sans encombre, et les lunettes sont récupérées. Heure : 15h, le retard est d’1h.
Un traversée de périph, 400 km d’autoroute et 1 heure perdus (mais sur le bon chemin) dans la campagne alsacienne plus loin, nous voici avec 2-3 heures de retard à Reichshoffen pour un barbecue de nuit et un sommeil réparateur. Merci aux hôtes !
Après un réveil douloureux, un instant “darty” matinal ( problème de coffre et de jet nettoyant de pare-brise) et un départ vers 10h, la frontière allemande est passée avec un timing parfait. S’ensuivent un ravitaillement d’essence laborieux à 4km de l’autoroute, des pointes à 170, un baptème de la clio désormais nommée Steffi et 2 “Stau” (bouchons) plus impressionnants que réellement perturbants, pour arriver aux alentours de Leipzig avec une avance suffisante pour pousser jusqu’à Berlin, à la recherche d’un hébergement de dernière minute.
Et là, c ‘est le drame : hotels complets pour cause de “Funk Messe” (ou quelque chose approchant…) à Berlin, myopie semblant pousser le chauffeur et son copilote à ne voir aucun écriteau “auberge de jeunesse”. Il est 21h à la réception d’un enième hotel complet, quand on nous conseille la sortie de Berlin, pour aller chercher un hébergement hors de la ville. Le duo se lance donc, prend la première sortie, se perd sur les petites routes d’un bois en banlieue de Berlin, fait demi tour et trouve enfin un hotel dans une municipalité du nom de Bucholtz. Il est 22h, la réceptionniste est sur le point de partir, mais nous avons un lit et une douche !
Nous sommes le 3 Septembre à 22h30. Berlin arrive !